J-100 : retour très positif du test en famille !

Nous sommes partis quelques jours à vélo dans le Lauragais, en partant de la maison, pour tester le matériel (et nous tester par la même occasion, sachant que l’on part de loin).

Après des semaines de pluie, nous avons eu la chance d’avoir un très beau temps pour accompagner cette escapade, mais avec une contrepartie : le vent d’Autan !

Objectif initial : le pied de la Montagne Noire, en descendant le Canal du Midi et en traversant les magnifiques coteaux du Lauragais.

1er jour, descente du canal : Tout s’est bien passé, check. Nous avons quand même fait de multiples arrêts  pour régler les vélos et le Follow-me qui permet d’accrocher le vélo de Diane à celui de Marc. 1ère nuit nature super. Les tentes sont faciles et rapides à monter, les matelas confortables, les duvets largement assez chauds. Par contre, nous n’avions pas eu le temps de tester le réchaud multi-combustible acheté sur le Bon Coin avant de partir, et malheureusement nous nous rendons compte ce soir là que la pompe est HS. Aïe. Nous mangeons les sandwiches du lendemain.

2ème jour, entrée dans les coteaux de Lauragais : Vent de face, belles côtes à monter. Tout le monde assure quand même, et sans râler (yes !). François est loin devant alors que nous avons bien chargé ses sacoches. Par contre la panne de réchaud nous oblige à reconsidérer les repas prévus et à chercher rapidement une superette ou une boulangerie. Et au milieu du Lauragais, ce n’est pas si simple étonnamment… Lorsque nous nous arrêtons pour demander un ravitaillement en eau dans une ferme perchée en haut d’une colline, la propriétaire des lieux nous propose une baguette de pain pour nous dépanner : « Le temps que vous la mangiez, j’en aurai déjà reçu une autre ! ». Les gourdes remplies, nous nous apprêtons à repartir. La dame revient alors vers nous, deux grosses boîtes de pâté de foie dans les mains : « Vous ne pouvez quand même pas partir sans goûter le pâté d’ici ! ». Magie du voyage… Notre prochain repas est fait !

Le vent ne faiblit pas. Les bourrasques de vent nous déportent régulièrement et compliquent les montées de côtes. Il est dangereux de prendre les routes départementales avec nos vélos chargés et instables, ce qui nous oblige à faire de grands détours en passant par les chemins de traverse. La ville de Revel s’éloigne de notre itinéraire. Nous décidons de changer de cap et de descendre vers Castelnaudary, où nous pouvons recharger le sac de nourriture et racheter un réchaud à gaz. Nous arrivons un peu tard sur la ville, et la zone est trop habitée pour trouver un coin isolée pour planter les tentes. Nous frappons à la porte d’une grande propriété pour demander un bout de jardin pour nous poser. La dame est seule, inquiète, elle refuse. Nous frappons à une deuxième porte et nous sommes accueillis par deux frères et leur famille, qui acceptent volontiers de nous nous laisser piquer les tentes dans le jardin. Pendant que les enfants dégustent des glaces avec gourmandise, nous racontons notre projet de voyage, qui les intéresse vivement. La magie continue !

3ème jour : nous décidons de faire un détour par le lac de la Ganguise. Deux belles collines à monter, en poussant les vélos car les pentes sont trop fortes et les chemins caillouteux, et à coup de distribution de M&M’s pour encourager la troupe. C’est une grande journée pour Diane qui pédale seule cette fois, pousse son vélo dans les côtes, nous étonne. Nous faisons une belle pause repas et une petite baignade dans une eau très fraîche avant de repartir pour une dernière nuit nature (à 200 m d’un camping municipal !).

4eme jour, retour vers Toulouse. Nous remontons le canal, la balade est facile et agréable. Diane enfile presque 40 km à un bon rythme, encouragée par les cyclistes croisés sur le chemin qui la complimentent.

Nous revenons très contents de ce test, même s’il a été un peu court.

Parmi les points positifs :

  • Nous avons finalement assez peu de corrections à faire sur le matériel. A part le réchaud, les équipements sont pratiques, de qualité, nécessaires et suffisants. Après avoir passé des heures de recherche sur internet pour comparer les produits et lire les avis des utilisateurs, c’est une réelle satisfaction.
  • Les enfants sont entrés facilement dans le jeu, et personne n’a râlé lorsqu’il s’agissait de forcer dans les côtes. François a une a très bonne capacité physique, il peut porter pas mal de poids. Pauline n’est pas en reste non plus. Diane a trouvé ce séjour « trop génial » !
  • Avant de partir, nous craignions un peu la logistique de l’installation du campement le soir et du rangement le matin, mais finalement nous ne nous en sommes pas si mal sortis. Nous avons même gagné en temps sur ces trois nuits de camping sauvage. Un peu plus d’1h30 dimanche matin pour tout ranger, petit déjeuner et vaisselle compris. Pas mal, et largement améliorable lorsque chacun aura trouvé son rôle.

Parmi les points de surprise :

  • Des ados qui pédalent, ça mange ! Les deux grands avaient toujours faim, et la quantité de nourriture était un peu juste. A rectifier !
  • Nous n’avions pas réalisé à quel point nous serions dépendants des commerces, pour ajuster au jour le jour l’alimentation et les achats annexes. Et même en France, à proximité d’une grande ville, il est n’est pas toujours facile de se ravitailler. L’accès à vélo aux grandes surfaces est d’ailleurs parfois dangereux…

Nous sommes aujourd’hui à 100 jours du départ. Ce petit circuit nous a permis de nous projeter davantage dans ce voyage qui nous paraissait complètement surréaliste.  Et même plus, il nous a mis en appétit !

Par Nadège

 

 

 

 

 

 

En fait, c’est trop facile de préparer un tour du monde !

Lorsque nous avons pris notre décision de nous lancer dans ce tour du monde, nous nous sommes inquiétés de notre inexpérience en la matière. Certes, nous sommes tous les deux plutôt pragmatiques et débrouillards, et nous avons déjà voyagé en backpack, en solo comme accompagné. Mais partir comme ça pendant un an ? Avec des enfants ? Même si l’on souhaite partir léger, libre d’esprit, il faut quand même assurer un minimum côté logistique… Et en effet, tout au long de ces préparatifs, nous nous posons des tonnes de questions pratico-pratiques…

Qu’à cela ne tienne ! Les réponses tombent toutes seules… ou presque ! Nous avons la chance d’être entourés ou de rencontrer tout plein de personnes qui nous débroussaillent le chemin au fur et à mesure…

Nous nous demandons comment organiser toutes nos sacoches de manière efficace ? Pas de souci, Damien nous donne une copie de sa feuille de synthèse récapitulant le contenu de ses sacoches, une par une, et la logique de rangement.

Nous nous demandons quels sacs prendre à l’aéroport pour rassembler toutes nos sacoches à vélo ? Solides, légers, acceptés dans tous les aéroports ? Laurent nous fait un super enregistrement vocal depuis le Cambodge sur WhatsApp dans lequel il  nous décrit dans le détail leurs retours d’expérience pour les différentes solutions testées…

Nous nous demandons si nous aurons assez chaud pendant la traversée des Andes ? Pas de souci, Céline nous connaît, et valide ou complète la liste des vêtements achetés (OK, une couche de plus pour Nadège !)

C’est toujours pratique d’avoir du cordage sur soi, lequel choisir ? Guillaume nous fournit des dizaines de mètres de cordage pour parapente qu’il n’utilise plus… Fin, léger, solide : le must !

Nous nous inquiétons de possibles rencontres avec des chiens sauvages ? Xavier et Caroline nous conseillent d’avoir un petit pistolet à eau dans la sacoche guidon. Diane, qui sera accrochée au vélo de Marc, sera notre protectrice !

Nous nous interrogeons sur des points techniques dans le choix des vélos ? Pierre nous fournit une tonne de conseils, et parle en connaissance de cause…

Quelle agence pour réserver les billets Tour du Monde ? Emilie et Damien nous mettent en contact avec Pascaline…

Nous nous inquiétons des relations dans la fratrie dans des conditions de vie spartiates ? Jules, le grand de la famille Catel,  nous répond que ses relations avec ses sœurs ont beaucoup évolué lors de leur tour du monde en famille, et qu’une solidarité s’est installée progressivement…

Et si Pauline était en peine pour grimper les côtes ? Prenez un vieux bout de chambre à air, nous conseille Nicolas Catel, le plus fort d’entre vous la soulagera un peu en tirant son vélo !

Comment faire rentrer tout notre barda dans une voiture de location ? Dur dur, nous répond Laurent, mais un autre enregistrement vocal depuis l’autre bout du monde nous ouvre des perspectives que nous n’avions pas envisagées…

Côté informatique, comment s’équiper ? De nouveau Laurent et les Bru nous nourrissent de leurs conseils…

Etc.. etc.. Sans parler des nombreux sites web de tout un tas de personnes qui ont passé des heures et même sûrement des jours à rédiger des articles très complets abordant les différents aspects du voyage à vélo. En vrac, quelques trésors :
https://www.lebraquetdelaliberte.com
https://revenomade.com
https://www.tourdumondiste.com
http://www.coureurdesbois.fr
https://lfadm.jimdo.com/ (les familles autour du monde)

Donc merci à toutes ces personnes qui sont déjà venues éclairer notre cheminement, parfois à maintes reprises. J’espère que nous pourrons rendre la pareille un jour à d’autres familles aventureuses !

Par Nadège