De Rivière-du-Loup à Matapédia

Ça c’est un gros morceau, je vais tenter de ne pas être trop long. C’est le problème quand on ne publie pas souvent, les photos et les événements s’accumulent. Mais avec la logistique du démontage-rangement/installation-montage qui mange au moins 3h par jour, un peu de classe et puis du vélo quand on a le temps, c’est difficile de s’installer pour récupérer toutes les photos, les trier et écrire un bout de texte. Un rythme d’une mise à jour par semaine parait faisable, mais il ne faudra pas compter sur une fréquence plus élevée, on a une vie nous aussi ! 🙂

On va coller un bout de carte dans chaque article, pour faciliter la compréhension du trajet. Montréal en bas à gauche, Bathurst en haut à droite et la section concernée dans l’article, en bleu :

Trajet Rivière-du-Loup Matapédia

Ouais, enfin 16h de vélo, ça se discute… Lien trajet

Avant de quitter Rivière-du-Loup, indispensable d’aller voir les baleines ; qui sont plutôt du côté de Tadoussac. Une belle traversée, presque-pas-trop-froide et beaucoup d’observations de rorqual communs, de phoques et quelques dauphins filant devant la proue et visibles en transparence. Les baleines chamboulent le programme de la journée, mais le lendemain, c’est relâche dans un petit coin de paradis où nous resterons 2 nuits en cabane pour laisser passer un front pluvieux. Un chaton blanc habitant les lieux rendra les filles gagas et les parents chèvres.

Les gens sont sympas ici ; l’employée à l’accueil du camping nous prête sa voiture pour aller faire des courses. Ça nous permet de changer le carburant du réchaud qui a gélifié avec la baisse de température (c’est la Canada hein !) et nous assure de manger chaud.

La route que nous suivons est très fréquentée par les camions sur certaines portions ; pas possible de libérer Diane qui reste accrochée aux basques de son père la plupart du temps. Le parc du Bic avant Rimouski nous offre une belle pause nature et nous nous essayons pour la 1ère fois au géocaching. Très amusant, pour les jeunes et les moins jeunes aussi. A ne faire que quand on a du temps, il y a tellement de balises cachées qu’on avance plus si on cherche toutes celles qui sont sur le trajet. Nous nous arrêtons dans une anse du parc dans laquelle une colonie de phoques à élu domicile. Explications d’un guide et observation à la lunette et aux jumelles.

Nous avons moins de succès avec les hôtes warmshowers et en manquons plusieurs de peu. C’est un peu dommage parce que ça change du camping et permet de découvrir le pays autrement. Mais les rencontres sur la route sont multiples, à vélo ou à nos différents arrêts, nous sommes souvent abordés pour savoir le trajet que nous faisons et toujours encouragés dans notre périple.

Lors du passage par Rimouski nous profitons du parc Beauséjour qui est très agréable. A Pointe-au-Père, nous visiterons un ancien sous-marin réformé. Visite très intéressante : il y a peu de musées sous-marins et celui-ci est très bien fait. Nos derniers kilomètres parcourus sur les berges du Saint-Laurent seront très agréable avec un bon vent dans le dos. C’est à la hauteur de Mont-Joli que nous avons décidé d’obliquer vers l’intérieur des terres pour traverser la vallée de la Matapédia. C’est aussi là que les choses se corsent avec quelques belles côtes à grimper. Diane en fera d’ailleurs quelques unes toute seule. Nous cracherons nos poumons de non-fumeurs à plusieurs reprises, les Andes n’ont qu’à bien se tenir, nous arrivons !

Peu enthousiastes à l’idée d’une nuit en camping sauvage en forêt, tout le monde est motivé pour pédaler et ce qui aurait dû nous prendre 2 jours est avalé en une journée : 550 m de dénivelé sur 60+ km. On est assez fier de nous et pour fêter ça, nous passerons une confortable nuit en chalet.

Le 27 août, nous marquons l’anniversaire de Pauline avec une très courte journée de pédalage et un gâteau d’anniversaire improvisé face au lac Matapédia et des shamallow grillés sur la berge.

La vallée de la Matapédia est très belle et nous sentons un changement dans l’acceptation du voyage alors qu’il pouvait y avoir encore récemment quelque opposition. Ils sont même favorables à l’idée de refaire un tour du monde plus tard dans leur vie d’adulte. Il faut dire que nous sommes partout bien accueillis et complimentés. A l’image de ces gens en voiture qui s’arrêtent devant nous alors que nous repartions après une baignade dans la rivière Matapédia et nous offrent des boissons fraîches avant de repartir aussi vite qu’ils étaient arrivés.



Par Marc

Publié dans: Blog

2 réflexions sur “De Rivière-du-Loup à Matapédia

  1. Monclus dit :

    Bonsoir la famille Macé,
    Bravo pour ce premier mois d’aventures sur roues !
    Tous mes vœux pour la suite du programme .
    Maîtresse Catherine

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  2. Bernard Oriola dit :

    C’est chaque fois avec un grand plaisir que je lis vos articles… et c’est avec une certiane impatience que j’atends la suite de votre comptre rendu de voyage… bonne route à tous les 5.
    Amitiés,
    Bernard

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