To-uriste or not to be

Trajet

Pour cet article, on va faire court, parce que cette fois il n’y a rien d’original : nous avons enfilé notre casquette de touriste et consommé le bilan carbone d’une demi-vie.

Nous avons quitté la péninsule acadienne en train pour rejoindre Toronto où nous avons rencontré Nathalie, Erik et leurs enfants, qui nous ont hébergés pendant quelques jours. Nous avons particulièrement apprécié les échanges que nous avons pu avoir avec eux et le regard de ce couple européen sur la vie canadienne (Merci Nicolas et Inès d’avoir permis cette belle rencontre !). Nos vélos sont restés sagement stockés dans leur abri jardin pendant que nous roulions vers le Michigan pour retrouver nos amis toulousains Florian, Amandine et leur concentré d’énergie Léonie, expatriés depuis quelques années.

 

 

Pas nécessaire de se répandre ici en détails, mais nous avons passé avec eux de sublimes vacances. Les températures étaient estivales au bord de l’eau du lac Michigan, dont l’eau est douce (non salée), cristalline et chaude. Nous avons donc bien profité : baignades, paddle, canoë, visite d’une épave au fond de l’eau, balade en one-wheel qui a valu une entorse au poignet et de nombreuses brûlures…

 

 

Nous sommes ensuite retournés au Canada (Hello again, douane), pour retrouver nos vélos que nous avons chargés dans un camping-car. Et oui, « dans » le camping car, puisque notre réservation de rack à l’arrière du véhicule n’est pas passée… Marc et François maîtrisent maintenant les puzzles en 3D ! Nous sommes alors partis pour un road trip qui nous a mené vers :

– les chutes du Niagara où nous avons ressorti les vélos pour une très jolie balade d’une cinquantaine de km entre Niagara-on-the-lake et les chutes.

– la campagne de l’état de New-York, avec ses maisons américaines bornées de un deux drapeaux chacune.

– Boston, où nous avons découvert l’histoire du berceau de l’Amérique indépendante. Nous en avons profité pour visiter la future université des enfants, Harvard, afin qu’ils choisissent la maison à laquelle ils voudront appartenir (celle de Barack Obama, de Nathalie Portman, de JFK, de Mark Zuckeberg…)

– Nous sommes ensuite descendus vers New-York où nous avons séjourné quelques jours dans le quartier de Brooklyn et passé quelques soirées en compagnie de Florian qui nous y a rejoint, pour le travail bien sûr 😉 Et alors là, les grands classiques : statue de la Liberté, Mémorial du 11 septembre, World Trade Center, rooftop, Central Park, Time Square, shopping avec les ados… Les enfants nous ont supplié de visiter le musée d’art contemporain, le MoMA, mais nous avons refusé de manière catégorique, cela faisait trop de culture d’un coup (« non mais tu rêves maman » 😉 )

Nous avons aussi rendu visite à Frédérique, Michel et leur deux enfants, qui vivent sur New York depuis plusieurs années. Frédérique et Nadège ont été colocataires en résidence universitaire à Compiègne il y a pas mal de temps maintenant, il n’y a pas si longtemps que cela. Rencontre trop courte mais bien sympa !

 

 

 

Programme assez chargé donc pendant ces trois dernières semaines. Pour autant, nous sommes assez mitigés sur la dernière section du voyage. Nous avons conscience de la chance que nous avons eue de pouvoir visiter tous ces lieux symboliques. Mais nous réalisons en même temps que le vélo est un formidable moyen de découvrir du pays en douceur. Circuler en bicyclette nous permet de poser un regard sur notre environnement au rythme de notre capacité attentionnelle, alors qu’en véhicule les informations s’impriment avec fracas sur notre rétine, sans parler des sons et des odeurs… De même, après avoir voyagé lentement dans les paysages québécois, il nous est un peu difficile d’apprécier l’agitation d’une ville comme New-York, avec ses ruelles étouffées par des building, sa pollution, son métro kafkaïen, l’agressivité de cette foule et des serveurs blasés du tourisme de masse.

Nous ne sommes donc pas mécontents de reprendre l’avion et de nous envoler samedi vers de nouveaux horizons… Pérou, nous voilà !

 

Par Nadège