Roulons pour voir – 18 mois après

Voilà enfin cet article de nouvelles, endormi dans notre liste de choses à faire et que nous alimentons régulièrement de manière imaginaire: « Si nous devions donner des nouvelles, nous dirions ceci ou cela… »

Pour faire bref, nous allons bien ! L’atterrissage a été étonnamment plus facile que ce que nous pensions. Ca n’a pas été compliqué de reprendre des années d’habitudes sédentaires, et très vite cette parenthèse hors du temps a pris des allures de singularité dans nos vies: « A t-on vraiment vécu tout cela ? »

Pour autant, cette aventure a laissé des marques subtiles. Un catalogue d’images et de souvenirs bien sûr, d’émotions, de réflexions et tout un tas d’histoires à raconter. Mais elle a aussi opéré en nous des transformations moins tangibles, dans notre rapport au temps, aux choses matérielles, et peut-être aussi dans nos élans relationnels. Ces petits changements que l’on aperçoit au détour d’une remarque, d’un comportement, et que nous lisons à travers le prisme de l’expérience vécue.

Nous avons eu la chance de trouver rapidement un logement. Dans la banlieue toulousaine, ce n’était pas gagné d’avance. Huit jours après notre arrivée, nous emménagions donc dans notre nouveau chez nous, certes deux fois moins grand que notre précédente maison mais vingt fois plus grand que nos deux tentes combinées !

Les enfants ont repris le chemin de l’école sans difficulté sur le plan scolaire (ouf !) et sans aucun stress, alors qu’ils ont tous changé d’établissement. Difficile pour eux par contre de raconter cette année hors des sentiers battus. Si Diane a eu l’occasion de présenter son voyage auprès de plusieurs classes d’enfants de son âge, les deux grands conservent une certaine discrétion et ne partagent pas facilement ce qu’ils ont vécu.

Les parents ont aussi repris le travail, Nadège à temps partiel. Marc prépare la migration bretonne et est en discussions avancées avec un laboratoire de Rennes. Nous avons écarté beaucoup d’activités pour conserver un semblant de maîtrise du temps et rester dans un rythme de vie plus raisonnable. Et puis la crise sanitaire nous a surpris comme tout le monde, nous nous sommes retrouvés tous les cinq du matin au soir… de nouveau. Un air de déjà-vu, les grands espaces et l’activité physique en moins ! Nous ne sommes clairement pas les plus malheureux dans cet épisode que nous traversons, et la très chouette ambiance familiale que nous connaissons est un argument supplémentaire en faveur d’un ralentissement du rythme effréné de nos modes de vie.

Malgré cette reconquête du temps, nous avons mis de longs mois à nous lancer dans les fouilles quasi-archéologiques de notre base de photos et de vidéos du voyage. Voici tout de même ci-dessous un aperçu synthétique et très orienté de notre aventure autour du monde.

Nous n’avons pas réenfourché nos vélos depuis le retour, à part pour les déplacements quotidiens du travail et pour quelques activités. Si les sorties planifiées en petite reine avec les copains ont été annulées par le Covid, les grandes vacances prochaines sont planifiées en famille sur le canal de Nantes à Brest.

Encore merci à toutes les personnes rencontrées tout au long de la route, qui ont coloré ce voyage et dont certains gestes ou paroles ont pu toucher l’un de nous sans qu’elles ne s’en rendent forcément compte. Malgré le temps qui passe, nous n’avons pas fini de le réaliser…